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Notre Président Parle

Au cours du mois de mai 2010, notre Président et Chef de l'exploitation, M. Robert (Bob) Dempsey, a été  invité à parler au cours de déjeuners tenus par les associations de courtiers de la région d’Hamilton et d’Ottawa. Dans les deux cas, Bob était de retour suite à des présentations offertes à ces mêmes associations l'an dernier.

Le discours de Bob portait sur quelques-uns des plus gros défis auxquels notre industrie fait présentement face : la Taxe de vente harmonisée en Ontario et en Colombie-Britannique, la sur règlementation gouvernementale, les Normes internationales d'information financière (IFRS), l’assurance des résidences à leur juste valeur en assurance habitation (ITV), la réforme de l'assurance automobile en Ontario et l’utilisation de la « cote de crédit » par les assureurs. Les deux sujets qui ont retenu l’attention étaient l’assurance des résidences à leur juste valeur et l'utilisation de la « cote de crédit » par les assureurs.

L’assurance des résidences à leur juste valeur

Autant pour les courtiers que pour les assureurs, l’insuffisance des montants de couverture en assurance habitation représente un problème important. Au cours des 5 ou 6 dernières années, les coûts de main-d'œuvre et des matériaux de construction ont augmenté de façon significative. Pendant ce temps, les assureurs ont appliqué un taux annuel d'inflation de 4 % à  5 % mais la réalité nous dicte que nous aurions dû appliquer un taux variant entre 9 % et 10 %. Nous faisons maintenant face à un déficit cumulatif d’environ 20 %. Pour combler ce déficit, certains assureurs ont augmenté leurs taux. Par contre, le problème demeure entier lors de pertes catastrophiques. Les réassureurs limitent le montant de leur perte à une valeur prédéterminée (qui est d'ailleurs souvent sous-estimée) et lors d'une perte catastrophique il y a un risque d’insuffisance d’assurance pour payer le montant réel des pertes. Dans ce contexte, les assureurs essaient maintenant d’augmenter en même temps leurs taux de même que la valeur des bâtiments assurés, ce qui provoque une grande insatisfaction chez les consommateurs. Non seulement payent-ils une tarification majorée, mais ils doivent en plus la payer sur une valeur plus élevée! Bob est d'avis que nous verrons une diminution des taux à l’avenir, mais qu'il nous faut tout d'abord résoudre la question de l’insuffisance des montants d’assurance.

La Garantie se réjouit de la décision de l’Association des Courtiers de l’Ontario (IBAO) de former un partenariat avec SCM Risk Management Services (RMS) et Compu-Quote, lesquels nous ont présenté iClarify afin d'aider à déterminer le vrai coût de remplacement d'une maison. La Garantie a mis iClarify à l'essai en faisant inspecter 1 581 résidences pour ensuite calculer le coût de remplacement de ces mêmes résidences selon le système iClarify. Pour les 1 581 résidences inspectées par La Garantie, nous avons trouvé qu’elles étaient assurées en moyenne à 78 % de leurs vraies valeurs tandis que selon le système iClarify, elles étaient assurées à 80 % de leurs vraies valeurs.  Compte tenu du peu de divergence entre les deux méthodes, Bob croit vivement que iClarify s'avérera être une solution viable afin de résoudre la question de l’insuffisance des montants de couverture.

L’utilisation de la « cote de crédit » par les assureurs

La Garantie est d'avis que d'éliminer l'utilisation de la « cote de crédit » dans l’évaluation des risques serait une grave erreur. Nos analyses statistiques démontrent clairement que la « cote de crédit » est un outil viable permettant de mieux souscrire un risque moral potentiel. L’étude de La Garantie, qui s'est étendue sur une période de cinq (5) ans, nous démontre que :

“Cote de crédit” de 600 ou moins
(notation très basse qui indique des difficultés de paiements dans le passé)
“Cote de crédit” de 800 et plus
(considéré comme une bonne notation financière)
* Fréquence de sinistre de 5,1 % (un assuré sur vingt subit un sinistre annuellement)

* Ratio de perte de 103,7 %
* Fréquence de sinistre de 3,1 %


* Ratio de perte de 57,9 %

La Garantie n'imposera pas une surprime en raison d'une mauvaise « cote de crédit » mais offrira plutôt une prime réduite aux assurés dotés d'une bonne « cote de crédit ».

Pour l’autorisation d’une hypothèque ou d’un prêt, les banques et autres institutions financières ont recours à une vérification de crédit en utilisant les données d’une agence de crédit telles que TransUnion ou Equifax. Ces vérifications sont enregistrées et apparaîtront au dossier de crédit du client. Par contre, lorsque La Garantie commande une « cote de crédit », ces demandes ne sont pas enregistrées au dossier de l’assuré et elles n’ont ainsi aucune incidence sur leur dossier de crédit. Nos données historiques ont démontré que la « cote de crédit » est un outil indispensable que l'on ne doit pas interdire aux assureurs. L'introduction de limitations quant à l'usage de la notation financière fera en sorte que les assureurs ne pourront plus se prévaloir de l'efficacité de cet outil de souscription alors que les banques autorisées à vendre des assurances auraient toujours accès à ces données dans leurs dossiers-clients.

Il nous faut éduquer les consommateurs quant à l'utilisation de leur « cote de crédit ». Nous devons pouvoir bénéficier de cet outil de souscription et expliquer aux consommateurs que c’est là une excellente façon de réduire leur prime d’assurance habitation.